Examinons un peu plus en détail le déroulement d’une agression de type « mâle alpha » :

 

Comme évoqué dans le précédent article, ce type d’agression résulte d’une dispute (sur quelque sujet que ce soit) qui tourne à l’affrontement physique. L’un des protagonistes (ou les deux) hausse la voix pour faire entendre ses arguments et le niveau émotionnel monte de manière exponentielle jusqu’à la perte de contrôle. Ce type d’altercation est marqué par un langage corporel caractéristique d’une attitude de domination. Au même titre que le mâle dominant impose sa supériorité physique à ses congénères, l’agresseur type « mâle alpha » adoptera des postures dominantes.

 

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Langage corporel :

Voici quelques caractéristiques du langage corporel adopté par l’agresseur type « mâle alpha » :

-          Il se redresse, hausse le menton, bombe le torse et fait de larges gestes. L’objectif de ce type d’attitude est de donner à son interlocuteur une impression de puissance en se faisant plus imposant qu’il n’est en réalité (l’attitude opposée de soumission se caractérise par la tête baissée, les épaules rentrées et des gestes étriqués).

-          Il envahit l’espace personnel de son interlocuteur en se rapprochant exagérément de celui-ci au mépris des convenances. L’agresseur prend possession des lieux. Il devient le patron de la place.

-          Il peut être amené à exprimer sa violence sur des objets (renverser une chaise, shooter dans une poubelle ou une voiture…). L’objectif est de démontrer son potentiel de destruction.

Si toutes ces attitudes participent au rituel d’intimidation, l’agresseur n’est pourtant pas encore forcément prêt à passer à l’action. En effet, pourquoi chercher à intimider son interlocuteur quitte à le rendre méfiant et lui laisser le temps de se préparer au combat ? L’objectif de l’intimidation est bien l’abandon de l’adversaire sans avoir à combattre. Ces démonstrations de force ont pour objectif de faire miroiter à l’adversaire un potentiel de destruction suffisant pour lui ôter toute envie de combattre.

 

Signes précurseurs à la frappe :

Comment savoir à quel moment la situation nous échappe et quand l’agresseur déclenchera son attaque ?

La décision de l’agresseur d’attaquer ou non ne tient pas à grand-chose. Un mot, un regard, une attitude peut déclencher la perte de contrôle. Cependant, à l’ instant où il prend la décision de frapper, l’agresseur reçoit une décharge d’adrénaline dans le corps induisant une série de tics qu’un œil exercé peut repérer. Voici quelques un des tics précurseurs à une frappe parmi les plus courants :

-          Regard fixe, rétrécissement des yeux (comme s’il regardait au loin)

-          Rupture du contact visuel (signifie une rupture totale de dialogue)

-          Position des pieds type « garde de boxe » (position de trois quart pour assurer la stabilité pendant la frappe.

-          Se passer la main sur le visage ou sur la nuque

-          Réajuster les vêtements (relever le pantalon, remonter les manches)

-          Serrer les poings

D’autres signes pourraient être ajoutés à cette liste. Bien entendu, il ne s’agit pas d’une science exacte et certains agresseurs lancent leurs attaques sans signes préalables. Cependant, l’observation de nombreuses vidéos d’agression ont montré qu’il est fréquent que l’un ou plusieurs de ces signes précèdent une attaque de quelques secondes à quelques dixièmes de secondes. S’entrainer à repérer ces signes permet d’anticiper le déclenchement de l’attaque et déclencher une attaque préventive ou à minima de se préparer à une défense active ou un repli.

 

Cette première vidéo illustre au moins deux de ces signes annonciateurs d'une frappe:

 

 

Enfin, cette deuxième vidéo résume plutôt pas mal l'ensemble des signes précurseurs aux frappes: