Self-defense'Chbg

22 mai 2017

Lutte avec Vincent Roca!

Vincent Roca, un des meilleurs experts français en self-défense que j'ai pu rencontrer!

 

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04 mai 2017

Boucle décisionnelle et rapidité d’adaptation (2ème partie)

Boucle décisionnelle et rapidité d’adaptation (1ère partie)

Avant de continuer cet article, je mets en garde le lecteur : Les développements ci-dessous font état de mes réflexions sur le sujet à l’instant où j’écris ces lignes. Elles sont basées sur de longues recherches bibliographiques mais ne sauraient être exhaustives ni prises comme vérité absolue. Ces réflexions ont pour objectif de dégager, je l’espère, des pistes de travail vouées à être testées à l’entrainement.

 

2-    Comment optimiser le temps de parcours de ma boucle OODA

Si nous analysons un peu plus en détail la boucle OODA, nous nous apercevrons que les phases Observer et Agir relèvent d’interactions avec l’environnement extérieur alors que les phases Orienter et Décider sont plutôt de l’ordre du dialogue intérieur.

Grande

Observons chaque phase de la boucle afin d’en retirer les freins et les opportunités.

 

 

2.1. OBSERVER :

Lors de la phase d'Observation, nos sens captent les informations issues de notre environnement. Puis notre cerveau tri les informations qu'il juge pertinentes pour l'action en cours. C'est le phénomène de filtre attentionnel. En effet, notre environnement nous envoie une infinité de stimuli (température, luminosité, mouvements, texture, bruits de tous niveaux, vent...) qu'il nous est impossible de capter et analyser dans leur totalité. Notre cerveau opère donc inconsciemment un tri dans les informations captées par nos sens et reconstitue une représentation schématique (et donc imparfaite) de notre environnement et de la situation. Notre capacité à analyser une situation dépendra donc des informations jugées utiles par notre cerveau. Deux compétences interviennent donc de manière pré-pondérantes dans cette phase d'Observation:

- La connaissance des mécanismes de la violence et de ses signes précurseurs permet d'anticiper les risques auxquels nous sommes exposés en fonction du lieu où nous sommes, de l'heure et de l'activité que nous pratiquons. Elle permet en outre à notre cerveau d’être plus pertinent quant aux signes à relever.

- Adopter le niveau de vigilance approprié nous permet de faire remonter vers notre conscience des signes qui seraient restés d'ordinaire au niveau de notre inconscient (en une sorte de malaise)

Optimiser sa stratégie de prise d’informations :

En plus des connaissances théoriques (pré-requis, à mon avis, indispensable à toute démarche de protection personnelle) sur les mécanismes de violence, voici quelques exercices permettant d'améliorer nos capacités de détection des signes annonciateurs de violence:

- Visionnage et analyse de vidéos

- Observation des gens dans la rue (observer leur démarche, leur langage corporel, leur regard...)

- Observation de l'environnement et essayer d'imaginer des lieux susceptibles d'offrir une cachette à un éventuel agresseur (permet d'aiguiser les sens et la conscience de l'environnement)

- Exercice du clignement d'œil: Fermer les yeux. Un ou plusieurs collègues miment une scène devant vous. Ouvrez les yeux le temps d'un clignement d'œil et refermez-les puis décrivez la scène le plus précisément possible en insistant sur les menaces perçues.

 

2.2. ORIENTER :

La reconnaissance de la situation :

Accélérer la phase de diagnostic (une opportunité)

Si la pertinence du filtre attentionnel (c'est-à-dire la pertinence des indices retenus) augmente avec l’expérience de l’individu [4], le nombre d’indices nécessaires à déduire l’issue de la situation diminue. Le diagnostic en devient donc non seulement plus fiable mais également plus rapide.

Si rien ne remplace la véritable expérience, le travail en scénarii (à condition que les scénarii étudiés soient réalistes) et le visionnage de vidéos permet d’ancrer un certain nombre de situations de référence (sorte d’expérience par procuration) auxquelles le cerveau peut se raccrocher pour sélectionner une réponse adaptée. Il n’est plus dans l’obligation d’élaborer une réponse originale de toutes pièces (beaucoup trop longue à élaborer) mais se base sur des stratégies ayant déjà fait leurs preuves dans d’autres situations.

 

Le Déni (un frein)

Lorsque nous sommes confrontés à un évènement dépassant notre entendement ou contraire à notre système de valeurs ou croyances, notre cerveau a tendance à ignorer, voir refuser l’évènement en question [5]. C’est ce qu’on nomme la phase de déni. Elle se traduit par un refus d’accepter la réalité et des pensées du type « ce n’est pas vrai, cela ne peut pas m’arriver », « je dois être en train de rêver »… Rory Miller explique que la très grande majorité des gens est sujet à cette phase de déni qui, selon les personnes, dure d’une fraction de secondes à plusieurs minutes, voir beaucoup plus en cas de choc post traumatique [1].

Quels outils avons-nous à notre disposition afin de minimiser cette phase de Déni ?

Le premier outil qui me vient à l’esprit est d’accepter que la violence fait partie de notre monde et que cela n’arrive pas qu’aux autres. Cela suppose également d’accepter que cette violence fait partie de nous et que nous pouvons y avoir recours pour défendre notre vie.

En deuxième lieu, notre cerveau est programmé pour répondre à la question « POURQUOI ? ». Pourquoi me font-ils cela ? Qu’ai-je fait pour mériter ça ?... Il faut accepter que nous ne trouverons pas forcément de justification logique à cette violence dirigée vers notre personne. Cela ne signifie pas que cette justification n’existe pas aux yeux de mon agresseur mais simplement qu’elle ne cadre pas avec mon système de valeurs ou croyances. De toute façon, une fois les hostilités engagées, l’instant sera très mal choisi pour se poser ce genre de question. Il faudra réagir et vite !

 

L’estimation des différentes options de réaction :

Elaborer des grilles de lecture situationnelle (une opportunité)

Une piste pour optimiser la phase d’orientation serait de proposer une grille de lecture des situations en fonction d’un certain nombre de critères génériques (applicables à la grande majorité des situations) et choisis judicieusement pour faciliter l’orientation de la réponse à mettre en place. En effet, si chaque situation est unique de par l’infinité des paramètres qui la définissent, je pense qu’il est possible de dégager certains traits facilement analysables et communs à bon nombre de situations.

Exemple : si je ne suis pas accompagné et en espace ouvert, la solution de repli est à priori une bonne stratégie pour préserver mon intégrité physique. En espace clos, cette stratégie n’est plus applicable. Il n’est donc plus nécessaire de passer ne serait-ce qu’une fraction de seconde à analyser cette option.

 


 

2.3. DECIDER :

Réduire le champ des possibles :

Le temps de prise de décision augmente avec le nombre de possibilités qui s’offrent moi (loi de Hicks). Toute disposition limitant le nombre d’options diminuera donc mon temps de prise de décision. Cependant, mettre en place une stratégie n’offrant qu’une unique option est suicidaire car aucune stratégie n’est infaillible. Il s’agira donc de trouver le juste milieu.

 

Mettre en place des procédures génériques (opportunité)

En ce sens, la mise en place de « procédures génériques » en fonction de la grille de lecture situationnelle (évoquée dans le paragraphe précédent) permet de limiter grandement le champ des réponses possibles à une situation donnée. La procédure devra être suffisamment générique et laisser suffisamment de liberté au défenseur pour lui permettre de l’adapter aux spécificités de la situation.

Par exemple, une grille de lecture situationnelle se basant sur des critères purement stratégiques me permettant de faire un choix entre une stratégie de fuite ou d’attaque préemptive sans m’obliger à réaliser une analyse fine de la situation me ferait gagner un temps considérable dans ma phase d’Orientation / Décision. La liberté qu’il me reste au sein de la procédure définie réside dans la mise en œuvre pratique de cette procédure (type d’attaque préemptive, voie de repli choisie…).

 

L’inhibition à l’attaque (frein)

L’inhibition à l’attaque est un mécanisme de protection de l’espèce empêchant ou limitant les probabilités d’affrontements mortels entre congénères. Pour l’espèce humaine, cette inhibition naturelle est renforcée par notre éducation et les règles morales de vie en société. Ces règles étant encore plus marquées dans nos sociétés aseptisées. Il en résulte que la grande majorité des personnes éprouvent une forte répulsion à l’idée d’occasionner des dommages physiques à un autre être humain. Ce mécanisme est à l’origine de nombreuses hésitations, augmentant au mieux notre temps de réaction, et annihilant, au pire, notre capacité de réaction en conduisant au phénomène de sidération.

En cas d’agression, il est primordial de se donner les moyens de passer outre cette barrière psychologique.

Les drills de déverrouillages offensifs [6] tels que les assauts sans retenue sur boucliers ou assauts à thème (sans retenue et avec protection) sont d’excellents moyens de ressentir les effets libérateurs du passage à l’action et nous pousser à agir pour notre survie.

Une autre méthode consisterait à associer le premier mouvement de la riposte avec un mot ou une phrase de notre choix [5]. Lors de l’entrainement, nous devons évoquer ce mot dans notre tête avant chaque attaque lancée à notre partenaire. L’idée est de conditionner notre corps à attaquer à l’évocation de ce mot en pensée. Cette « astuce » permettrait de « faciliter » la libération de notre agressivité.

 

2.4. AGIR :

Je propose d’étudier cette phase d’action sous l’angle du combat. Ce qui est bien évidemment réducteur car toute action d’anticipation (quitter les lieux, demander de l’aide…) ou de négociation mériterait d’être approfondie. J’avoue cependant que sur ce coup là, je suis un peu sec…

Analysons donc l’action en tant qu’action de combat :

Choix des techniques d’affrontement :

La répétition des techniques est bien évidemment indispensable pour qu’elles soient intégrées dans la mémoire neuromusculaire et se substituent aux réflexes innés. Le travail en drills présente d’excellents résultats.

Néanmoins, en état de stress intense, les mouvements acquis par l’apprentissage ont tendance à s’évaporer pour laisser place au naturel (cad aux réflexes innés) s’ils ne sont pas suffisamment intégrés à la mémoire neuromusculaire. La pire situation qu’on puisse rencontrer se présente quand l’apprentissage est suffisamment avancé pour commencer à effacer les réflexes innés sans les avoir complètement remplacés par les techniques apprises. On se trouve alors face à ce que j’appelle un « conflit de versions » dans les réponses physiques à apporter à l’agression.

Pour limiter ce phénomène, les techniques de self-défense doivent être conçues pour rester le plus proche possible des réflexes innés.

En outre, la science a montré que la taille de la cible influence le temps de mouvement [2].En d’autres termes, plus la cible est petite, plus mon mouvement sera lent. Nous ne pouvons pas influencer la taille ou le gabarit de notre adversaire. Cependant, le choix des cibles à attaquer a son importance. Si elles doivent être vulnérables (afin de garantir une certaine efficacité à l’attaque), elles ne doivent cependant pas être trop petites sous peine d’augmenter le temps moteur. Le corolaire de ce constat est que les techniques sélectionnées doivent permettre une certaine imprécision dans leur exécution sans perdre la totalité de leur efficacité.

 

Enfin, toujours en se fiant à la fameuse loi de Hicks, sachant qu’un trop grand nombre d’options augmente de manière drastique le temps de réaction, il convient de limiter le nombre de techniques étudiées pour une même situation. Le corollaire étant que chaque technique soit le plus polyvalence possible afin de couvrir un maximum de situations.

 

Perturber la boucle adverse:

Voici quelques pistes qui me semblent être de nature à perturber la capacité d’analyse de l’agresseur et diminuer sa capacité d’adaptation.

Il est primordial de masquer nos intentions à notre agresseur (ne pas lui dévoiler notre volonté de nous défendre ou notre potentiel combattif). Lui envoyer des stimuli ne reflétant pas la réalité amène l’agresseur à prendre les mauvaises décisions, à abaisser sa vigilance. Une fois notre véritable réaction enclenchée, son temps de compréhension (observation / orientation) de celle-ci sera d’autant plus long que les informations perçues sont incohérentes avec la réaction attendue de sa victime.

Une attitude incohérente (simuler la folie par exemple ou formuler une question totalement hors contexte) envoie des signaux contradictoires et sans lien avec la situation, forçant l’agresseur à réévaluer celle-ci. Ce stratagème force donc l’agresseur à réinitialiser sa boucle décisionnelle et me confère un temps d’avance me permettant de reprendre l’initiative.

 

La frappe préemptive est également un excellent moyen de perturber le schéma préétabli de l’agresseur. Celle-ci devra être soudaine, sans signe préalable et décisive de manière à mettre fin à la menace, ou à minima, m’ouvrir une brèche suffisamment grande pour fuir.

 

Bibliographie :

[1] « Rory Miller on Freezing »http://www.nononsenseselfdefense.com/FreezeRORY.htm

[2] « LE TRAITEMENT DE L'INFORMATION D'UN POINT DE VUE COGNITIF », Le 02 Octobre 1998, {Licence STAPS 98-99. C1-M2. Cours de Nicolas BENGUIGUI}

[3] « Boyd’s O.O.D.A Loop and How We Use It » https://tacticalresponse.com/blogs/library/18649427-boyd-s-o-o-d-a-loop-and-how-we-use-it

 

[4] « La pression temporelle dans les environnements dynamiques : le cas de la conduite automobile », Stéphanie Coeugnet , thèse de doctorat en Psychologie

[5] Neurocombat Livre 2 - Stratégie et communication pour la violence de rue, de Christophe Jacquemart, éditions Fusion Froide

[6] Neurocombat Livre 1 - Psychologie de la violence de rue et du combat rapproché

26 avril 2017

Boucle décisionnelle et rapidité d’adaptation (1ère partie)

Nous interagissons en permanence avec notre environnement. Nous le subissons, le modifions et nous y adaptons. Chacune de nos actions ainsi que de nombreux paramètres qui nous sont extérieurs (actions d’autrui, météo…) le modifient. Nous devons sans cesse nous adapter à la nouvelle configuration à laquelle nous devons faire face.

Une situation d’agression ne fait pas exception :

Nous devons nous adapter… ET VITE !

Le schéma type d’une agression physique se caractérise notamment par une contraction du couple espace / temps qu’il faut à tout prix combler.

Au fur et à mesure la situation évolue et que l’agression se précise, la distance agresseur / victime diminue, et par là même le temps dont dispose la victime pour réagir à la situation.

Plus nous laissons la dynamique d’agression s’installer, plus notre temps de réaction devient précieux. Il devient critique lors de la phase d’assaut.

 

Notre stratégie de défense devra donc intégrer comme objectifs :

-          La maitrise de l’espace

Et

-          La maitrise du temps

 

Dans cet article, je me propose de décortiquer les mécanismes de prise de décision et d’action ainsi que leur influence sur notre temps de réaction.

L’objectif étant d’en tirer des pistes concrètes de travail destinées à accroitre notre capacité et notre vitesse d’adaptation et donc de réaction face à une situation violente.

 

1-    Analyse du processus décisionnel :

Chaque action que nous réalisons est le résultat d’une comparaison mentale entre la situation présente et la situation souhaitée. Afin d’illustrer ce principe, prenons l’exemple de boire un verre d’eau :

Ce mécanisme préside, la plupart du temps de manière inconsciente, à toutes nos actions et interactions avec notre environnement. C’est ce mécanisme que le colonel John Boyd a décrit au travers de la célèbre boucle décisionnelle OODA.

Observer :

Nous appréhendons notre environnement et ses composantes au travers de nos sens (en particulier la vue, l’ouïe et le toucher). Notre cerveau collecte en permanence l’ensemble de ces infos de manière la plupart du temps inconsciente.

 

Orienter :

Lors de la phase d’orientation, nous analysons les différents stimuli perçus par nos sens et reconstituons une image mentale de notre environnement (situation présente). Nous comparons cette image mentale à une autre image mentale correspondant à la situation souhaitée.

Puis, nous élaborons et comparons plusieurs scénarii d’actions permettant de rallier potentiellement la situation souhaitée. Nous réalisons une simulation de ces scénarii et en estimons leurs conséquences ainsi que leurs probabilités de réussite.

 

Décision :

A l’étape décision, nous arrêtons notre choix sur le scénario ayant le plus de probabilité de permettre d’aboutir à la situation souhaitée.

 

Action :

Enfin, lors de la phase action, notre cerveau envoie l’ordre à nos membres d’exécuter l’action décidée et nos membres se mettent en mouvement pour la réaliser.

Toute action entrainant une modification de notre environnement, nous devons réinitialiser la boucle en repassant par une phase d’observation afin d’estimer le résultat de notre action. En outre, notre environnement étant constamment changeant (du fait de paramètres extérieurs), la boucle est en permanence relancée même si nous n’avons initié aucune action.

Le processus mental complet (OODA) permettant d’aboutir à une action prend un temps non négligeable que nous appellerons Temps Requis.

 


 

Définitions :

Temps de Réaction : Temps écoulé entre un stimulus et le début de l’action déclenchée par le stimulus

Temps de Mouvement : Temps écoulé entre le début et la fin de l’action

Temps Requis : Temps Requis = Temps de Réaction + Temps de Mouvement

Ainsi, plus je serai capable de parcourir ma boucle OODA rapidement, plus je m’adapterai vite à la situation et plus j’aurai de chance de prendre mon agresseur de vitesse.

 

De ce constat, nous pouvons tirer deux stratégies pour maitriser le facteur temps :

-          Augmenter ma rapidité de parcours de ma boucle

-          Ralentir, voir court-circuiter la boucle adverse

 

28 février 2017

Le phénomène de sidération lors d'une agression

Voici une excellente vidéo pour expliquer ce qu'est la sidération. Ce témoignage illustre parfaitement le comportement d'une personne en état de sidération. Puis l'explication de la psychologue Muriel Salmona décortique les mécanismes psychiques entrant en jeu dans ce genre de cas. J'espère que cela permettra à ceux qui ne l'ont jamais vécu de comprendre ce que peuvent ressentir certaines victimes et pourquoi elles n'ont pas réagi mais aussi que cela aidera les victimes l'ayant déjà vécu à déculpabiliser et à comprendre que cette réaction n'est qu'une réaction naturelle qui peut arriver à n'importe qui.

 

 

pour aller plus loin:

 


05 février 2017

Retour sur la stage de Rapide Défense du 4 et 5 février

Ce WE, nous avions invité Vincent Roca pour un stage de Rapide Défense. Un seul mot: Excellent!

Vincent nous démontré les principes du Rapide Défense avec un pédagogie hors paire: Des exercices dynamiques et ludiques faisnt travailler les qualité techniques et physiques des participants. La méthode de Vincent, respectueuse de l'intégrité physique d'autrui, permet de contrôler un individu sans violence inutile. Non pas que le Rapide Défense ne propose que des méthodes douces (qui relèveraient de l'utopie quand il s'agit de maitriser un individu violent et déterminé) mais il propose de doser le niveau de brutalité au juste besoin par rapport à la situation.

La padagogie de Vincent est limpide et amène très rapidement les stagiaires à appliquer les principes enseignés dans un cadre réaliste. Enfin, la psychologie de l'agression et les techniques de désescalade verbales sont constamment présentes en filigrane du programme technique proposé par Vincent.

Merci à Vincent Pour ces purs moments de plaisir et d'apprentissage.

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01 janvier 2017

Comment se préparer serainement à la violence

Je partage ici un article particulièrement intéressant sur la démarche de préparation tant psychologique que physique à la violence dans un souci de protection personnelle.

 

Vraiement excellent!

 

Wude men - Quelle éthique pour une physique de la violence ?

Quelle éthique pour une physique de la violence ? 1/ Une physique de la violence On sait depuis que cette différence entre le règne animal, en général, et l'espèce humaine, en particulier, est erronée. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire les travaux de Richard K. Lore et Lori A.

http://www.wudemen.com



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19 octobre 2016

L'effet témoin

Extrait de cours

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24 août 2016

Reprise de la saison de Self-Defense

Les cours de self-défense PANENG

(Prévention - Anticipation - Négociation - ENGagement)

reprennent le mardi 7 septembre à 19h.

Les cours se déroulent au gymnase Baquesnes I (Rue du Soissonais, Cherbourg-Octeville) tous les mardi de 19h à 20h30 et jeudi de 18h30 à 20h (inscriptions sur place possible).

Cours d'essai gratuit.

Contact: Fredselfdefense@yahoo.fr ou par tel: 06-87-04-85-67

 En attendant, nous serons ravis de vous rencontrer au forum des associations de Cherbourg à la Cité de la Mer le samedi 3 septembre.

TRIPTIQUE PANENG 6

 

10 juin 2016

pédagogie face à des agresseurs multiples (suite): déplacements au contact


Voici la deuxième vidéo sur le thème des agresseurs multiples.

Cet exercice est un simple éducatif destiné à appréhender les principes de déplacement face à plusieurs adversaires. Comme tout éducatif, il isole une ou deux compétences que l'instructeur souhaite faire travailler. Une véritable situation est bien entendu beaucoup plus complexe à gérer.

 

30 mai 2016

Progression pédagogique face à agresseurs multiples

La vidéo suivante est la première d'une série de 3 vidéos autour du thème "faire face à de multiples agresseurs". Dans ce contexte, l'utilisation des coudes offre des possibilités particulièrement intéressantes.

 

28 mai 2016

Technique courte distance

Je connaissais pas ce gars là mais je vais suivre de près ce qu'il propose. Malgré une brutalité excessive avec ses élèves, je vois quand même quelques trucs très intéressants et une influnce karaté manifeste.

02 mai 2016

Parcours de stress

Voici un exercice que nous proposons en deuxième partie de saison. Ce type d'exercice pouvant être éprouvant tant physiquement qu'émotionnellement doit s'inscrire dans une pédagogie globale et être adapté au niveau de l'étudiant.

 

10 avril 2016

Stratégies défensives au sol

Et voilà pour finir notre cycle sur la défense au sol, un petit montage résumé.

 

03 mars 2016

Indicateurs pré-agression

Dans un précédent article "Vigilance envers qui et envers quoi", j’évoquais la notion d’incongruence comportementale (cad un décalage entre le comportement d’une personne et la situation présente). Les trois vidéos qui suivent illustrent parfaitement cette notion.

Si aucun des indices comportementaux relevés ne prouve à lui seul qu’une agression est en préparation, le faisceau de preuves observées me permet de nourrir de sérieux doutes quant aux intentions de l’individu.

 

01 février 2016

Stage FACE A L'ARME BLANCHE à Cherbourg le 27 Février 2016!

Nous organisons un stage avec Eric Lemaire à Cherbourg le 27 Février 2016!

Réservation Obligatoire (places limitées)

FAB Cherbourg'

 

29 janvier 2016

Amenées au sol - Variations

Extrait de nos cours.

 

23 décembre 2015

Gestion du stress de survie - Etude théorique sur les méthodes d’entrainement

Dans la conclusion de l’article précédent (Le Stress de survie, mécanismes, conséquences et opportunités), j’évoquais deux pistes de travail sur le stress de survie en situation d’agression :

-          Minimiser ses effets négatifs

-          Profiter des opportunités qu'il offre

C’est sur le premier de ces deux points que je souhaite revenir ici.

 

L’analyse des mécanismes et causes du stress de survie nous fournit de nombreuses informations permettant de dégager des pistes pour le gérer. Dans cet article, je vous propose une étude théorique sur la gestion du stress de survie afin d’en minimiser les effets négatifs. J’attire l’attention du lecteur sur le fait que cette analyse est à prendre comme telle et ne saurait être prise comme vérité absolue. Il est entendu que les conclusions de cette étude sont destinées à dégager des pistes de travail pour l’élaboration de techniques ou méthodes de gestion du stress de survie. Ces dernières devront nécessairement être mises à l’épreuve lors d’entrainements réalistes et/ou faire l’objet de RETEX issus de véritables situations de survie.

 

Nous avons vu dans l’article précédent, que l’apparition du stress (qu’il soit de survie ou autre) est involontaire. On ne choisit pas de ressentir du stress. Il est donc illusoire d’espérer se débarrasser du stress ressenti lors d’une agression ou toute autre situation de survie.

Il ne serait d’ailleurs pas souhaitable de l’éliminer étant donné qu’il constitue un signal d’alarme face au danger et permet à notre corps de mobiliser l’ensemble de ses ressources pour y faire face.

 

L’objectif est donc d’apprendre à gérer ce stress afin d’en limiter les effets délétères sur notre capacité à nous défendre.

C’est pourquoi j’ai choisi de mener cette étude suivant les deux axes ci-dessous :

-          Le travail sur l’intensité du stress ressenti dans l’objectif de le maintenir à un niveau acceptable et permettre au corps de fonctionner de manière optimale au point de vue défensif.

-          Travail sur les effets physiologiques et cognitifs du stress

 

1-   Travail sur l’intensité du stress ressenti :

L’intensité du stress ressenti par un individu peut varier en fonction de différents facteurs que nous résumons via le sigle CINE (cf article précédent).

 

C’est à la lumière de ces quatre facteurs (Contrôle, Imprévisibilité, Nouveauté, Ego) que je me propose de mener ma réflexion.

 

1.1.Contrôle faible:

Moins la victime aura le sentiment d’avoir d’emprise sur la situation, plus le niveau de stress sera élevé. Ainsi, tout moyen donnant à la victime le pouvoir d’être actrice de son destin (ou en en renforçant le sentiment) permet de diminuer le niveau de stress ressenti.

Regardons de plus près les leviers permettant d’augmenter ce sentiment de contrôle de la situation.

-          L’entrainement : Une bonne confiance en nous et en nos techniques de combat  renforce notre perception du contrôle que nous avons sur la situation. Le fait de disposer d’outils me permettant d’influer sur le cours des choses et de savoir m’en servir ne me positionne plus en tant que spectateur passif de mon propre malheur mais bien en tant qu’acteur pouvant agir sur la situation. L’entrainement doit donc être structuré pour renforcer la confiance en soi de l’élève. En outre, deux conditions doivent être réunies pour que l’élève ait confiance en ses techniques de combat :

  • Il doit nécessairement être convaincu de l’efficacité de la technique en elle-même.
  • Mais également de sa propre capacité à réaliser la technique en cas de besoin dans une situation critique. Dans ce cas, le mode d’entrainement est primordial et le recours aux exercices sous pression et sparrings appuyés est à mon sens essentiel (attention, ce type d’exercices potentiellement traumatisants pour certains doit être amené avec un bon timing dans la progression pédagogique, prendre en compte la personnalité de l’élève et respecter certains critères sous peine de devenir contre-productif en terme de confiance en soi).

 

-          L’utilisation d’equalizers : On appelle equalizer tout type d’objet permettant d’égaliser (ou à minima de réduire le déséquilibre) les forces en présence. Tout objet pouvant servir d’arme (par nature ou par destination) renforcera le sentiment de la victime de pouvoir agir sur la situation en se défendant plus efficacement. Nous pouvons citer entre autres les equalizers suivants : Bombe lacrymogène, spray au poivre, journal roulé, stylo, trousseau de clés, kubotan, lampe torche…

 

-          Une stratégie de positionnement : La position de négociation (souvent appelée garde passive), alliée à un langage verbal et corporel adapté permet souvent de désamorcer une situation tendue tout en conservant une relative protection. Il est encore une fois indispensable de donner à l’élève les outils pour agir sur la situation en amont (avant qu’elle ne dégénère) et non simplement la subir.

En outre, si la situation dégénère ou que la victime a le sentiment qu’elle échappe à son contrôle, une garde passive alliée à un déplacement adapté (gestion de la distance de sécurité, déplacements non linéaires, check de l’environnement…) lui permet d’anticiper une attaque.

 

 

1.2.Imprévisibilité :

Qui n’a jamais été surpris par une porte qui claque ou par un copain surgissant dans son dos pour faire une mauvaise blague ? Souvenez-vous de ce que vous avez ressenti à cette fraction de seconde : Cœur battant la chamade, boule à l’estomac, pour certains, membres légèrement engourdis. Pourtant, la menace était extrêmement minime, voire nulle. C’est bien l’effet de surprise qui est responsable de l’intensité du stress que vous avez ressenti.

C’est la raison pour laquelle la stratégie la plus utilisée par les prédateurs est l’attaque surprise. Ils recherchent un effet de sidération chez la victime qui dépassée par un stress intense ne peut plus réagir à la situation.

Le seul remède à l’imprévisibilité d’une agression est de l’anticiper (là, je me suis pas foulé…).

L’anticipation d’une situation dangereuse quelle qu’elle soit passe par :

-          Une conscience de l’environnement via une vigilance adaptée (cf article Les niveaux de vigilance)

-          Une compréhension des schémas comportementaux des agresseurs et des stratégies mises en place par ceux-ci pour perpétrer leurs agressions (cf article mécanismes d’agression).

 

1.3.Nouveauté

Dans les pays développés et en temps de paix, rares sont les individus fréquemment exposés à la violence. Nôtre représentation de la violence se construit donc d’après nôtre éducation et le cinéma. Une personne confrontée à une véritable agression est bien souvent tétanisée par la violence de l’évènement. Ce phénomène est d’autant plus fort que le décalage entre l’idée qu’il se fait de ce genre d’évènement et la réalité est grand.

 

Lorsque nous sommes en danger, notre cerveau puise dans ses souvenirs à la recherche d’une stratégie ayant déjà fait ses preuves dans une situation similaire. Si une telle situation n’a jamais été rencontrée, l’individu n’a aucun moyen d’estimer le niveau de risque pour son intégrité physique et aucune stratégie de réponse n’est disponible dans sa mémoire. Il doit alors faire preuve d’innovation. Cette innovation nécessite un temps de réflexion dont l’individu ne dispose pas en situation d’urgence (situation chaotique et constamment changeante).

Le risque pour la victime est de ne trouver aucune réponse adaptée et de perdre totalement le contrôle de la situation, voire de se figer de stupeur (par enrayement de sa boucle de décision OODA, boucle que nous aborderons dans un prochain article).

 

Traitement par visionnage de vidéos :

Internet regorge de vidéos d’agressions. Visionner ces vidéos permet de se familiariser avec les mécanismes de la violence et de regarder la réalité telle qu’elle est et non pas telle que nous l’imaginons.

 

Traitement par l’entrainement :

L’entrainement doit donc mettre en place des exercices simulant toute ou partie d’une agression (jeux de rôles, travail sous pression, sparrings appuyés…). Ces exercices doivent s’attacher à reproduire de manière la plus réaliste possible les facteurs de stress prépondérants spécifiques à une agression.

Quelques exemples :

Lors d’un jeu de rôle, la capacité du partenaire à jouer un agresseur convaincant est primordial pour la réussite de l’exercice. Pour cela, une bonne connaissance des schémas comportementaux (langage verbal et corporel) liés à la violence est nécessaire.

Le travail sous pression permet de simuler les effets physiologiques du stress (souffle court, rythme cardiaque élevé, membres engourdis…).

Les sparrings appuyés permettent d’appréhender et de dédramatiser les coups portés.

Traitement par visualisation :

Une fois les différentes composantes de l’agression intégrée par l’élève, celui-ci pourra commencer, s’il le souhaite, un travail de visualisation. L’exercice consiste à visualiser une situation d’agression avec un maximum de détails (état psychologique compris) et s’imaginer en train de se défendre. Il est important de s’imaginer sortir victorieux de la situation sous peine de dégrader sa propre confiance en soi.

Il est important d’être passé par les deux précédentes étapes (visionnage de vidéo et entrainement) pour être capable de se représenter une scène d’agression de manière réaliste et y ressentir les sensations associées.

Le traitement par visualisation permet des arrêts sur image, une visualisation au ralenti ou sous plusieurs angles de vue afin de s’approprier pleinement la situation. Une bonne visualisation peut engendrer un état de stress proche d’une véritable agression. L’élève pourra tester les techniques de gestion du stress au cours de l’exercice.

 

1.4.L’Ego menacé

Le terme « égo menacé » doit se comprendre comme une menace envers notre intégrité physique et/ou psychologique.

La menace envers l’intégrité physique est une composante intrinsèque de toute agression physique. La perception de la victime sur la gravité de la menace est déterminante dans le niveau de stress ressenti. S’il ne faut pas dramatiser une altercation avec coups de poing ou de pied, celle-ci ne doit cependant pas être prise à la légère car trop de facteurs entrent compte pour en prédire la fin. Est-il donc souhaitable de minimiser (dans l’enseignement) les risques physiques encourus par la victime afin de réduire le stress en cas d’agression ? Le risque de ce type de démarche pourrait conduire à un excès de confiance de la part de l’élève pouvant déboucher sur des velléités d’héroïsme  fâcheuses. Je pense qu’au contraire, le rôle de l’enseignant est de faire prendre conscience des risques à son élève de manière réaliste (sans dramatiser mais sans minimiser) ainsi que de lui faire prendre conscience de ses propres capacités à faire face à une situation violente et les options qui s’offrent à lui.

 

2-    Travail sur les effets du stress :

Contre la détérioration des capacités combattives :

Les recherches dans le domaine du stress de survie montrent une corrélation entre le rythme cardiaque et la détérioration des capacités motrices.

 

 

Deux pistes se dégagent du schéma ci-dessus :

-          L’utilisation de techniques simples mobilisant principalement les gros groupes musculaires rehausse le seuil de perte d’efficacité combattive. En effet, les capacités motrices grossières (gross motors skills), se détériorent à un niveau cardiaque beaucoup plus élevé que les capacités motrices fines (fine motors skills).

-          Une méthode de contrôle ou de limitation du rythme cardiaque permettrait conserver au mieux nos capacités combattives. A cet égard, plusieurs spécialistes ont développé des concepts de respiration tactique permettant d’oxygéner au mieux le cerveau tout en régulant la pression artérielle (citons entre autres les concepts développés dans Neurocombat Livre 1 et dans Anthropologie du combat).

 

Contre la détérioration des capacités de réflexion :

Sous l’effet d’un stress aigu, le « cerveau reptilien » a tendance à prendre le relais et faire basculer le corps en pilotage automatique (mode survie). Si ce mode de fonctionnement a fait ses preuves en situation de survie, il peut aboutir à des erreurs d'appréciation de la situation pouvant déboucher sur de très fâcheuses conséquences. L’individu risque de réagir de façon prématurée et surtout disproportionnée par rapport à la menace. En outre, à un stade dépassé, le stress peut aboutir à une réaction de panique du type réaction incohérente, fuite désordonnée ou autre pouvant être totalement contreproductive.

Une méthode pour limiter cet effet consisterait à forcer le cortex à se remettre à fonctionner en commençant par des tâches simples : Observer l’agresseur, noter mentalement sa couleur de cheveux, sa taille, son habillement… Cette méthode a pour objectif une reprise de contrôle de nos réactions par le cortex (ou du moins un fonctionnement commun des trois cerveaux). En outre, le sentiment de maitrise de soi qui en découlerait limiterait le sentiment de perte de contrôle de la situation et contribuerait ainsi à diminuer le niveau de stress ressenti.

 

Références :

- Neurocombat livre 1: Psychologie de la violence de rue et du combat rapproché, de Christophe Jaquemart, éditions Fusion Froide

- Anthropologie du Combat, de Jean-Luc Guinot, éditions Books on Demand Gmbh (21 septembre 2010)

- www.stresshumain.ca